Pour gérer un projet exceptionnel, forcément truffé de particularités et de questions hors normes, on a intérêt à mettre la communication de son côté, à pratiquer la franchise et la clarté. Qu’on soit d’accord ou pas d’accord, en parler c’est déjà avancer. Illustration à travers ce projet d’APOC géant (Airport Operational Center) à Roissy, mené entre autres par Bertrand GUILLOT, responsable achats et Lassana DANFHAKA responsable d’affaires.
Quel était ce projet ?
Lassana : C’était un projet d’envergure : 7 murs d’images répartis dans 4 salles, soit 52 écrans ! Dès le début, il a fallu fonctionner différemment. D’abord avec un pré-approvisionnement du matériel en amont du projet, géré avec Bertrand. Puis dans le transfert du projet entre les commerciaux et nous, qui a nécessité une approche plus poussée que d’habitude. Enfin en binôme avec l’ingénierie pour toute la partie configuration. La coordination de l’ensemble a été costaude !
Quelles ont été les grandes étapes et comment vous êtes-vous réparti les rôles ?
Bertrand : Pour ma part, la priorité était de m’assurer que les fournisseurs avaient bien compris les besoins spécifiques du projet. Y compris le sous-traitant. On a vérifié, revérifié, pour ne pas avoir de surprises.
Lassana : On a eu de nombreux échanges avec le client pour bien comprendre les attentes des utilisateurs. Il y a eu aussi beaucoup de discussions techniques. Notamment sur les choix du matériel avec les fabricants, pour optimiser la réponse au cahier des charges technologique.
Avez-vous dû improviser certaines choses ou gérer des imprévus ?
Bertrand : Oui, à un moment, certains matériels ne pouvaient pas être livrés à temps. On a dû trouver une solution un peu inhabituelle : on a emprunté du matériel prévu pour un autre projet (sans incidence pour celui-ci, évidemment). Ce n’est pas une pratique courante, mais ça nous a bien dépannés.
Lassana : On a eu des décalages dans le chantier… Et c’est dans ces moments-là que la coordination entre les équipes est essentielle. Il fallait être hyper réactif pour réadapter les priorités en temps réel. Par exemple, il y a eu un gros sujet sur les enceintes demandées par le client, qu’on avait du mal à trouver. Il a fallu laisser à Bertrand le temps de chercher une alternative tout en gardant notre planning en tête. On a vraiment travaillé à trois : achats, ingénierie, et responsable d’affaires.
Une petite anecdote ou un moment drôle à partager ?
Lassana (rires) : Non, on ne rigole jamais nous ! Plus sérieusement, il y a toujours un petit moment sympa quand on termine l’installation : les clients découvrent les murs d’images et la première chose qu’ils demandent, c’est de mettre un film ou un match de foot dessus. Là, en plus, c’était juste avant les Jeux Olympiques, donc les opérateurs voulaient savoir si c’était possible de les suivre en direct sur les écrans. L’effet « wahou » a bien marché !
Bertrand : Moi, je ne fais que des choses sérieuses, pas de place pour l’amusement (rires).
Et les désaccords, il y en a eu ?
Lassana (rires) : La vraie question, c’est : est-ce qu’on a déjà été d’accord ? Plus sérieusement, non, il y a forcément des discussions, mais globalement ça s’est très bien passé.
Bertrand : On a toujours réussi à avancer ensemble. Et ça va continuer, on est sur la phase 2 du projet.
Si vous deviez décrire votre duo en trois mots ?
Bertrand : Efficacité, rigueur et proactivité.
Lassana : Moi je dirais communication, flexibilité et proactivité. Ce qui est bien avec Bertrand, c’est que quand on a quelque chose à faire, on ne tourne pas autour du pot. On fonce.